Laurent Poissant : « 2021 sera une année sportive pour Mazingarbe »

Fraîchement réélu, le maire de Mazingarbe Laurent Poissant a été nommé vice-président à la CALL chargé du dynamisme sportif. Le jeune maire fixe plusieurs caps à sa commune et pose les bases d’une année 2021 mouvementée tout en revenant sur son arrêté de l’été pour limiter la circulation des mineurs la nuit ou encore la reconstruction du complexe sportif incendié.

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Depuis quelques jours, on voit que des cas de Coronavirus sont détectés dans les communes du Bassin Minier. Comment ça se passe du côté de Mazingarbe ?
Ça se passe assez bien pour le moment car nous n’avons pas de cas détectés dans nos six écoles ni au collège. On croise les doigts pour l’instant. Il faut que l’on s’accroche car c’est vrai que c’est assez compliqué.

Comment se sont déroulées ces dernières semaines, ces derniers mois ?
Il a fallu changer nos habitudes, notre façon de vivre puisque juste à la sortie des élections, la crise sanitaire est apparue et il fallait s’adapter et adapter les événements prévus sur la ville, les modifier, les annuler car c’est compliqué de rassembler les personnes dans une même salle.

Il y a eu des communes ayant reçu des coups de téléphone de la préfecture ou de la sous-préfecture. Est-ce que vous avez eu aussi ce genre d’appel ou vous avez pris la décision d’annuler des événements de vous-même ?
Alors on n’a pas reçu de coups de fil mais on a interrogé avant la préfecture et les services de l’Etat pour avoir des informations et connaître les conduites à tenir. C’est pour cela qu’on a dû annuler certains événements puisqu’on ne pouvait pas tenir et garantir la question sanitaire pour nos concitoyens.

Comment ça va se passer dans les prochaines semaines ? Les mazingarbois doivent-ils s’attendre à de nouveaux reports ?
On essaye de tirer le maximum de nos événements lorsque l’on peut. Tout est prêt, on avait préparé et on a préparé de nombreuses dates et on essaye d’aller au bout du bout et on annule lorsque ce n’est pas possible. Ce week-end, l’association La Sauce 62 organisait un spectacle d’hypnose à la salle des fêtes, une salle à moitié pleine, et ça s’est bien passé et les organisateurs étaient ravis.

Vous avez remporté les élections municipales de 2020. Fallait-il tout de même laisser ces élections se tenir ?
Mes collègues maires vous le diront mais je pense que nous étions tous prêts. La crise sanitaire est apparue et je pense que ça s’est fait sur le fil. Fallait-il les maintenir ou pas ? Aujourd’hui le résultat est là et il fallait gérer cette crise.

La ville de Mazingarbe dispose de plusieurs associations. Comment s’adaptent-elles à la situation ?
J’ai reçu la plupart des associations sportives avec mon adjoint aux sports pour expliquer les différents protocoles sanitaires mais on s’aperçoit que c’est très compliqué car chaque fédération, chaque sport, délivre son propre protocole.

Il y a l’horizon 2024 avec les Jeux Olympiques de Paris et l’Agglo de Lens-Liévin désignée « Terre de Jeux ». Que représente ce label pour vous ?
Je pense que c’est important puisque, si c’est possible, on sera base arrière des Jeux Olympiques. Mais il n’y a pas que nous, il y a différentes villes qui ont prétendu à « Terre de Jeux » et elles espèrent avoir l’acceptation pour pouvoir prétendre à accueillir des sportifs de haut-niveau sur leur territoire.

Mazingarbe a-t-elle candidaté pour accueillir un sport en particulier ou on attend de voir 2021 ?
On attend de voir puisque 2021, sur Mazingarbe, ce sera une année très sportive avec des gros événements sur la commune. On attend de voir les retombés qu’il y aura car on avance petit à petit.

Quels sont les principaux projets à développer sur votre commune pour les prochaines années ?
Quand j’ai été élu maire en février 2019, j’ai avancé cinq axes de progression : la jeunesse, un plan école, la sécurité, un dynamisme social et avancé et la démocratie participative.

Vous parlez de la sécurité mais c’est la deuxième année que Mazingarbe décide de mettre en place un couvre-feu pour les mineurs. Une décision ayant fait débat sur les réseaux sociaux. Pourquoi cette instauration alors que c’est un dispositif assez rare dans le Bassin Minier ?
Oui, ça a fait beaucoup parlé notamment celui de l’année dernière. Je n’appellerai pas ça un couvre-feu parce que ça a été relayé par plusieurs de vos confrères comme cela. Moi j’avais appelé ça un arrêté pour sécuriser les mineurs de mois de treize ans, pour pas qu’ils ne traînent les rues à des heures tardives.

Pourquoi ? Cet arrêté a été mis en place pour protéger nos mineurs n’ayant rien à faire dehors à ces heures sans adulte. Bully-les-Mines avait pris le même type d’arrêté il y a trois ans et on en n’avait pas du tout parlé et j’étais étonné de voir qu’on en parle autant pour Mazingarbe.

Peut-être parce qu’on s’attendait à voir plus cette mesure à Bully qu’à Mazingarbe ?
Peut-être mais c’était attendu par nos habitants car on avait une petite délinquance dans un quartier. Il n’y avait pas forcément une grande demande pour mettre un arrêté en place mais il y avait une demande pour dire qu’il faut faire quelque chose parce que c’est une pollution pour les habitants dérangés en pleine nuit.

Es-ce que vous avez eu des retours de cet arrêté pendant l’été 2020 ?
J’ai eu une réunion avec les services de Police il y a trois semaines et on a eu un été assez calme. Est-ce que c’est l’effet de ces mesures en complément comme la vidéo-protection ou encore l’augmentation des effectifs de Police Municipale ? Ou c’est la Police Nationale qui est bien intervenue sur le secteur pour calmer les choses ? Pour l’instant, on ne sait pas encore.

Pour la culture, ça ne va pas se calmer avec une saison qui va être relancée.
La saison va démarrer avec l’ouverture de la saison le 25 septembre sur la place du docteur Urbaniak avec des événements en plein-air mais pas que.

Quel est le projet que vous voulez vraiment voir sortir de terre dans les prochaines années ?
Il y a deux projets importants sur la commune. Il y a la reconstruction de notre complexe sportif, parti en fumée en 2019. Ce n’était pas forcément prévu donc il faudra faire des concessions car cela va coûter de l’argent. Et le deuxième projet, c’est une maison médicale sur le territoire mais tout en développant les cinq axes que j’ai annoncé au moment de ma prise de fonction. La maison médicale sortira de terre à l’horizon 2021-2022.

Ce complexe sportif était utilisé par des clubs mazingarbois. Aujourd’hui, ont-ils des solutions pour parer à ce manque ?
Au lendemain de l’incendie, j’ai réuni les associations sportives utilisatrices de cette salle. Elles sont toutes relogées. Nous avons d’autres salles sur la commune mais qui sont plus petites et non homologuées pour les matchs officiels. On a relocalisé le club de basket au Lycée Henri Darras de Liévin, le judo est également relocalisé. On a fait des partenariats avec les villes avoisinantes pour utiliser leurs complexes et salles.

Ces villes, sollicités pour accueillir les associations de Mazingarbe, ne vont pas travailler avec vous sur des projets dans le cadre de « Terre de Jeux » ?
C’est toujours intéressant. On a déjà noué des liens avec d’autres communes sur des actions sur notre territoire et nous sommes ouverts à tout.

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