Les décennies fleuries et colorées de Daniel Liévin à Hénin-Beaumont

Né dans la boutique de son père fleuriste, il était naturel que Daniel Liévin continue de faire naître la vie et les belles tiges dans cette boutique héninoise. Derrière son comptoir, le bois-bernardin s’illustre chaque jour avec ses jeunes pousses.

Daniel Liévin affirme qu’avec le temps, il a dû s’adapter et s’habituer à travailler plus rapidement. Crédit photo : Frédéric Peter / RBM

« Quand je suis dans mon atelier, je suis en vacances ». Daniel Liévin prononce ces mots avec le sourire, lui qui est né dans sa boutique, en 1953, lorsqu’elle était tenue par son père. Après un CAP , des stages et un apprentissage sur le tas, aux côtés de ses parents, il reprend l’affaire familiale dans les années 1980 après avoir décroché l’Oscar des jeunes fleuristes en 1975 et une place de finaliste à la Coupe de France de la discipline à Strasbourg en 1976. Au palmarès du spécialiste, on retrouve également un titre de meilleur ouvrier de France obtenu en 1986 dans un concours considéré comme « très costaud » par le fleuriste. D’ailleurs, il a eu l’occasion de faire partie du jury de la dernière classe du concours « MOF » comportant cinq lauréats sur les trente-six inscrits. 

En ce moment, c’est la saison des bulbes, des tulipes ou encore des anémones et Daniel Liévin tient à respecter la saison adéquate pour chaque fleur. Un tournesol se cultive en été et le faire pousser en hiver ne lui donnera pas une résistance aussi forte qu’en période chaude. Le professionnalisme et la passion sont les moteurs de cet habitant de Bois-Bernard qui va devoir se mettre à la page au fur et à mesure. En tout cas, Daniel veut bien faire la distinction entre les fleuristes, qui produisent des bouquets, composent et subliment les différents types de fleurs, et les marchands.

Il avoue également qu’aujourd’hui, on est revenu aux bouquets bien garnis, très colorés et volumineux et qu’il croise dans sa boutique aussi bien des jeunes que des moins jeunes. Cependant, le commerçant héninois reconnaît qu’il y a de moins en moins de fleuristes. L’homme confie aussi que la mode est un mode qui sollicite beaucoup les fleuristes mais que les particuliers ont des attentes de rapidité beaucoup plus importantes qu’il y a dix ou vingt ans. D’ailleurs, trois jours avant le concours Miss France 2019, il a été contacté pour réaliser le bouquet de la gagnante ; un bouquet qui sera noyé sous les flashs et les paillettes lors du couronnement de Vaimalama Chaves.

Fleurazur – Interflora, 64 rue Montpencher à Hénin-Beaumont. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à appeler le 03.21.20.04.08.

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