[Photos] La Cantine et le Centre Social d’Éducation Populaire inaugurés en grande pompe à Méricourt

Dix ans après les premiers brouillons sur la table du maire de Méricourt Bernard Baude, le restaurant municipal La Cantine et le Centre Social d’Éducation Populaire sont sortis de terre en plein milieu de l’écoquartier. Une fierté pour la commune de 11 000 habitants ayant inauguré ses bâtiments vendredi dernier. 

Suivi par Jean-Claude Leroy, président du Conseil départemental du Pas-de-Calais, et Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais, Bernard Baude a dévoilé chaque recoin de ces deux nouvelles installations lors de l’inauguration. Crédit photo : Frédéric Peter / RBM

Ce n’est pas la fin d’un parcours, c’est le début d’un autre. Bernard Baude a insisté sur le travail effectué autour du cadre de vie des habitants du Bassin Minier et la longue construction de ces deux structures sur l’ancien carreau de fosse du 4/5 Sud. Le maire de Méricourt a présenté le restaurant municipal qui accueillera les enfants des écoles de ville et des centres de loisirs ainsi que le centre Social d’Éducation Populaire qui servira de lieu de développement des idées, de rencontres entre les habitants et qui sera également à la disposition des enfants. 

La jeunesse reste un thème cher aux yeux de Bernard Baude. La baleine survolant la salle de réception est d’ailleurs une idée proposée par les enfants de la ville. « Pourquoi une baleine ? Pourquoi pas ! » répond l’élu. Le trentième anniversaire de la convention des droits des enfants aura lieu le 20 novembre prochain et le maire rappelle qu’au niveau de la jeunesse, il peut y avoir une grande différence entre droits définis et droits réels, citant Iqbal Masih, jeune pakistanais de 13 ans tué en 1995 pour son combat contre l’esclavage, et Malala Yousafzai, menacé dans son pays après avoir milité pour la scolarisation des filles au Pakistan. « Sur ces sujets, La France devrait être une locomotive. Il n’y a plus de ministère de l’enfant » présente le maire sous les yeux de plusieurs représentants politiques.

Sur la Cantine et le centre, les plans ont été changés à de multiples reprises notamment pour y installer une agora « ni trop grande, ni trop petite » ou encore une salle pour les habitants désirant se restaurer. Bernard Baude a surtout mis en avant la motivation de ces équipes et le travail réalisé par les ouvriers qui a nécessité près de 294 000 heures de travail. Des panneaux solaires ont été posés pour donner de l’eau chaude au bâtiment tout comme des panneaux photovoltaïques pour l’apport en électricité. 

Baude termine sa présentation en affirmant que l’on n’a jamais assez d’ambition et que l’on a besoin de plusieurs voix pour avancer, saluant la participation des élus locaux, régionaux et nationaux, de toutes sensibilités politiques, ayant permis l’aboutissement de ces projets tout en ayant une pensée pour Philippe Rapeneau, ancien vice-président de la région des Hauts-de-France, décédé l’année dernière. 

Conseillère régionale et représentante de Xavier Bertrand, Anne-Sophie Taszarek regarde la structure comme « un beau symbole, un projet structurant, innovant et écologique dans un environnement difficile. Le résultat est à la hauteur des espérances. Ce qui a été réalisé à Méricourt peut être réalisé partout et cela va bien au-delà des [appartenances] politiques ». Jean-Claude Leroy, président du conseil départemental du Pas-de-Calais, met l’accent sur la possibilité des enfants issus de milieux défavorisés à accéder à un repas quasi-gratuit et appelle ces semblables à la vigilance notamment sur la question des conditions de vie, « On peut avoir des logements neufs mais aussi de la désespérance sociale à l’intérieur ». L’ancien député et sénateur félicite les missions locales et les CCAS œuvrant pour la réinsertion professionnelle sur le territoire. 

Enfin, le préfet du Pas-de-Calais Fabien Sudry applaudit la beauté des établissements construits, s’inscrivant parfaitement dans l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier (ERBM) signé il y a deux ans par Bernard Cazeneuve. « Le rôle des institutions est de rendre des services et de donner du sens aux actions. Il ne faut pas se laisser enfermer dans les logiques particulières et il faut effectuer les démarches. Vous construisez la ville du XXIème siècle ». 

Un siècle que Bernard Baude a hâte de voir évoluer, donnant rendez-vous dans dix ans à ses administrés pour d’autres aventures. L’Écoquartier sera-t-il encore de la partie ? En tout cas, la Cantine et le Centre Social ont rejoint l’Espace Culturel La Gare et la micro-crèche La Courte Échelle sur cette ancienne friche industrielle qui fait aujourd’hui le bonheur des têtes blondes méricourtoises, non loin du rond-point des droits des enfants. 

crédit photos : Frédéric Peter / RBM

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