Tony Saint-Laurent : « Le public me connaît mieux que mon ex »

Ancien trublion du Jamel Comedy Club et produit par Arthur, Tony Saint-Laurent développe son style inclassable dans un spectacle qu’il tourne depuis deux ans en région parisienne. L’humoriste sort du cadre et se produira ce vendredi à Avion sur la scène de l’Espace Louis-Aragon.

Adepte du stand-up et se basant sur les histoires de sa propre vie, Tony Saint-Laurent fait grandir son spectacle et n’hésite pas à se renouveler. Crédit photo : Tony Saint-Laurent / Facebook / Tous droits réservés

Comment a évolué ce spectacle ? Est-ce qu’on peut dire qu’il est arrivé à maturité ?
Non, je ne pense pas. Il y a quelqu’un de très intelligent qui disait qu’un spectacle arrête d’évoluer le jour de sa dernière. En fait, ma vie c’est la scène. C’est d’être sur scène tous les soirs, je suis au Grand-Point-Virgule du jeudi au samedi. Ce spectacle est tout le temps en évolution, ça cogite dans ma tête, si je peux rajouter une petite vanne, un petit sketch, et bien je le rajoute. Franchement, je n’ai pas l’impression de tourner en rond avec ce spectacle, je le fais évoluer. C’est comme toi avec ta radio. Tu vas rajouter une chronique, tu vas rajouter ci et là. Si tu t’arrêtes de bouger, tu es mort.

Tu vas bientôt aller au Luxembourg et ce vendredi à Avion. Pourquoi cette volonté de sortir de la région parisienne ? C’est pour rencontrer d’autres publics ?
Non, c’est pour l’argent ! (rires) C’est le moteur, on ne vit que pour l’argent ! Plus sérieusement, Paris c’est Paris et je kiffe de partir en tournée, de partir à la rencontre des gens, voir autre choses, découvrir de nouvelles villes et c’est vraiment kiffant de partir et de bouger. Là on était à Bordeaux, c’est un vrai kiff à chaque fois. En vrai, dès que tu vas en Province, les gens sont tellement contents de te voir.

Après Avion, est-ce qu’il sera possible de te voir dans d’autres salles en France ?
Ah oui. Après tu sais il y a une production qui travaille derrière moi. J’ai une bookeuse (personne chargée d’organiser des spectacles ou des représentations d’un artiste NDLR), j’ai des attachés de presse, il y a toute une structure. Généralement, je suis la semaine au Grand-Point-Virgule avec mon spectacle et dès que j’ai des jours de repos et que je peux partir en tournée, je pars, c’est aussi simple que ça.

Dans ta carrière, il y a eu Arthur ou encore Jamel. Comment ces derniers ont réussi à te construire ? Est-ce qu’il t’aide encore dans l’évolution d’Inclassable ?
Complètement. J’ai débuté au Jamel Comedy Club et c’était un exercice où il fallait être efficace en cinq minutes et rentrer directement dans le vif du sujet. Je me suis construit là-bas et c’est vrai qu’actuellement, Arthur est mon producteur. C’est une personne sur qui je me repose artistiquement et sur d’autres sujets. Je suis proche de lui donc j’ai la chance d’être épanoui professionnellement et de bosser avec des gens avec qui j’ai vraiment rêvé de travailler. Il y a quelques années, tu m’aurais mis ça dans la tête qu’Arthur serait devenu mon producteur, je ne l’aurais pas cru. S’il y a des jeunes qui nous écoutent, croyez en vos idées, croyez en vos rêves et foncez. Tout est possible.

Dans ce spectacle, tu mets beaucoup de toi, de tes rêves, de ta vie. Tu utilises tes propres expériences pour mieux rire. Sincèrement, les histoires du spectacles sont toutes vraies ?
C’est un fil rouge. Dès le début du spectacle, je dis que tout est vrai. Je me suis nourri de mes propres histoires avec mes amis, mes ex, mes relations sexuelles. Il y a un moment dans le spectacle, je me dis que je me suis énormément dévoilé, je ne me suis jamais dévoilé comme cela avant. Et au final, le public me connaît mieux que mon ex.

On a commencé à te voir au cinéma, tu es très actif sur scène, sur les réseaux sociaux. Tu as une force de frappe importante…
(il coupe) non, non, tu me sauces trop. Il y a des humoristes qui sont beaucoup plus suivis que moi. Les réseaux sociaux sont restés des outils incontournables. Maintenant, instagram, les réseaux sociaux, si tu ne les utilises pas, tu n’existes pas. C’est une vraie vitrine. Cela me permet de rester proche de mon public, de recevoir directement les messages, de prendre la température, c’est vraiment un kiff.

Est-ce que c’est saucer un humoriste de dire que ses sketchs tournent sur les radios et qu’il est présent à la télévision et les réseaux sociaux de façon importante ?
Je crois que dans la vie, il faut être humble et conquérant. Ces phrases, c’est à toi de les dire et pas à moi (rires).

Inclassable, vendredi 14 février 2020, espace Culturel Jean Ferrat d’Avion, 20h30. Tarifs : 15 et 10 euros. Suivez Tony Saint-Laurent sur sa page Facebook officielle.

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