Privatisation d’ADP (Aéroports de Paris), ça veut dire quoi ?

ADP désigne les Aéroports de Paris que le gouvernement veut privatiser. Cette privatisation s’inscrit dans la loi PACTE, destinée à dynamiser l’économie française et à soutenir les PME et les start-up.

La privatisation du groupe est décriée par une grande partie de la classe politique française. Photo d’illustration. Crédit photo : Skeeze / Pixabay

La loi PACTE prévoit donc la privatisation de la Française des Jeux et la cession pour 70 ans de ses parts d’ADP. Le gouvernement veut créer, avec l’argent récolté (8 milliards d’euros), un fonds pour financer les activités d’avenir (intelligence artificielle, nanotechnologies).

Cette privatisation est très critiquée par la gauche, traditionnellement opposée aux privatisations, et par la droite, ce qui est plus nouveau, au nom du souverainisme nationale, jugeant que les aéroports sont « un actif étatique stratégique ». Cette privatisation est d’autant plus critiquée que ADP, avec ses 101 millions de passager l’an dernier, rapporte beaucoup : 150 millions de dividendes en 2017. L’action ADP a gagné 170% en Bourse en cinq ans.

Quel est l’intérêt de ces privatisations ? Dégager des liquidités. La vente de ces entreprises, qui pourrait s’élever à 15 milliards d’euros, devrait servir d’une part à rembourser la dette publique, et d’autre part à irriguer le Fonds pour l’innovation et l’industrie. Le 10 avril 2019, 248 parlementaires de l’opposition lancent une procédure de référendum d’initiative partagée. Procédure validée un mois plus tard par le conseil constitutionnel, ouvrant donc la voie aux 4,7 millions de citoyens de pouvoir s’exprimer sur le sujet.

A l’heure actuelle, ce sont pratiquement 700 000 personnes qui ont voté contre cette proposition de loi. Ce référendum en ligne reste ouvert jusqu’au 12 mars.

L’œil de Ben, tous les mercredis de 9h à 10 sur RBM et rbm996.fr.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *